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30.06.2009

BELG … ’HIC !_____Par T-HIC TAC

Bel (le et ma) gique – deux mots résumant la Belgique ?

Ersatz de royaume ou pays authentique ?

Lieu mystérieux depuis un 4 octobre mythique

Grisaille plombant des paysages typiques

Invitant moins aux pique-niques

Qu’aux lieux hermétiques

Urbanisme éclectique, un mal chronique

Etouffé par quatre murs de briques

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LETTRE NOSTALGIQUE_____Par Skan

Notre Bénine est toute défigurée ; la commune y construit une boutique. Et pourtant, qu'elle était célèbre cette place Bénine. On y remplissait notre lassitude, on s'y folâtrait comme des enfants. Nous voilà privés de notre beau loisir. J'ai la gorge enflée de chagrin en songeant aux appareils qui la dépouillent. Te souviens-tu du soir qu'on y a passé ? Quel jour, mon camarade ! C'était le plus surprenant ! Te rappelles-tu cet homme qui sortit de son sac un gros livre de trois siècles ? Je me souviens encore de tout ce qu'il nous a raconté.Je vais te rafraîchir la mémoire. Comment se nommait cet homme ? Mevire ? Je n'en suis pas sûr. Enfin, ce n'est pas grave, je connais au moins son conte.

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Rouge_____Par Princesse Mahi

Depuis que le soleil ne décrochait plus d’un ciel sans nuages et que le mercure était bloqué sur 43, la plaine se taisait comme pour reprendre son souffle.

Lochristi en avait assez de guetter la pluie. Il avait donc échappé à la vigilance de sa mère et était parti jouer. A force de courir après son ombre, il s’était éloigné de son village et avait atterri à un endroit, où la plaine devenait plateau, et où les vertes collines de jadis, redevenaient lentement poussière.

Soudain, Lochristi entendit un bruit. Il s’immobilisa et tendit l’oreille. Le bruit venait de là, derrière cet arbre. Il s’approcha: «Tiens, qu’est-ce que cette horrible corde fait là», se demanda-t-il? En se penchant, il comprit que la corde était en fait la queue d’un vilain chat de gouttière, qui était occupé à torturer d’une grosse patte hirsute, un poussin de quelques jours.

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Comme un coccyx dans le drapeau_____Par KdreTon

Le lendemain, sans aller bien, tout allait mieux.

 

Le mystère n’avait pas été résolu mais il était cerné. La raison l’avait emporté sur l’emportement. Restait cependant une montagne de questions et aucune réponse à l’horizon.

La RTBF avait fait fort en improvisant une émission en direct dès l’après-midi du jour même, ce fameux samedi de mars. Un déroulant en bas d’écran n’arrêtait pas de répéter « Ceci n’est pas une fiction ». Cette précaution valait surtout pour les téléspectateurs étrangers qui regardaient leurs chaînes respectives transmettre déjà ces extraordinaires images en provenance de la Belgique. Bientôt plus personne, dans le moindre coin de notre globe, ne se poserait la question : « C’est quoi çà la Belgique ? C’est où ? »

En Belgique, tout le monde avait sous les yeux la preuve vivante que ce qui se passait se passait bien. Indiscutablement.

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Le Royaume Délaissé_____Par KHERAN

Que c’est difficile de régner quand on est une petite Princesse de dix ans ! Même sur un royaume à peine plus grand qu’un mouchoir de poche …

C’était pourtant la lourde tâche que la Princesse Lorélia devait assumer depuis que ses parents étaient partis – sa maman vers le nord, son papa vers le sud – à la suite d’une très grosse dispute.

 

Certes, ses parents avaient l’habitude de se disputer. Ils s’étaient même déjà séparés plusieurs fois, mais cela ne durait en général jamais très longtemps … sauf cette fois-ci.

 

Et c’est ainsi que Lorélia assumait, aussi difficilement qu’une petite fille soit capable de le faire, la gestion du Royaume Délaissé (c’est ainsi que Lorélia avait rebaptisé son pays)

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LA BELGIQUE SERA CONTE_____Par Myriam

Chapitre I

 

 

Il était une fois une jeune fille née avec un grand, grand cœur plein de fleurs. Dans le quartier, on l’appelait la Princesse des Fleurs, mais son vrai nom était Noémie.

 

Noémie habitait dans les faubourgs d’une grande ville, située au sein d’une région de belles pierres grises et d’arbres fruitiers. Sa maison donnait sur les Coteaux : une cascade de collines descendait jusqu’à la place du Centre, éclaboussant les toits et les trottoirs d’une nature exubérante. Ici et là, quelques moutons racontaient des histoires de nuages à tous les petits animaux des prés, trop timides pour regarder vers le ciel.

Mesdames les herbes les aidaient en retenant un peu de bleu au creux de leurs feuilles, celui de l’azur apporté par la rosée matinale.

 

Noémie avait un petit jardin carré, coupé en son milieu par une allée ouverte sur les prés. Elle le partageait avec Viny, un rouge-gorge très fier de cette copropriété, dont il gérait la maintenance.

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Un jour les voisins_____Par TBUNE

Un jour, les ennemis se dirent qu’ils ne pouvaient plus se taper dessus juste pour un mot prononcé de travers ou pour une idée expansionniste. Ce n’est pas qu’ils n’aimaient pas se rentrer dans le lard, c’est que cela finissait par coûter assez cher et que la paix n’était jamais assez longue pour renflouer les caisses. Il faut dire aussi qu’ils se découvraient assez d’ennemis à l’intérieur de leur domaine et manquaient donc de temps pour s’occuper de leur frontière.

Sitôt pensé, sitôt exécuté. La Belgique, qui se débattait pour sortir du giron, naquit, plat pays vierge de tout gène. Sur son territoire fut déposé un monarque qui baragouina au peuple quelques mots dans la langue qu’il comprenait mais que nul n’entendait.

La Belgique put faire illusion pendant près d’un siècle. Elle prospéra, enfuma, se faisant connaître par son côté sombre qui se décline en trois tonalités sur son drapeau. Noir d’ébène, la zone d’ombre dont on extrayait le charbon faisant germer les terrils. Jaune flamboyant, la zone de soleil où l’on exploita les richesses, métaux rares, matières premières, diamants espérés éternels. Rouge sans état d’âme, la zone limite où le sang fut au rendez-vous.

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UN PAYS D'EMPRUNT_____Par SERGENTVITAMINE

Dans sa chute, le clone condamné à 23 ans d'exil entendit la maxime définitive du Philosophe: "Passé méprisé, futur négligé, le temps détestable où l'on se contente d'une vie superficielle est venu". Une question flotta un instant : le Philosophe était-il complice de son arrestation ?

 

Vincent n'aurait pu dire combien de jours de sa condamnation il avait déjà purgé en dormant ; l'exil était aussi une sortie du temps. Il ne servirait même à rien de compter les jours sur cette planète inhabitée où l'administration pénitentiaire l'avait précipité ; ils n'auraient pas la même longueur que celle fixée par le Directoire intergalactique dans sa sentence. Il était sans repère. Cela le poursuivait.

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L'enfant et la montagne_____Par Camzao

Il était une fois, dans une contrée très lointaine entre les montagnes, un vieillard qui vivait seul avec sa fille. Elle était très douce et souriante et avec cela une des plus belles filles qu'on eu su voir.

Son vieux père l'aimait tellement qu'il avait bien prit soin de la garder loin des dangers, tant et si bien qu'elle était coupée du monde. La pauvre petite se sentait parfois bien seul et rêvait sur ce qu'il pourrait bien y avoir de l'autre côté des montagnes.

Un soir elle alla poser sa tête sur les genoux du père et lui demanda ce qui la tourmentait tant. « que viens-tu me demander la? Il n'y a rien bien évidemment! » disait le père outré.

Le lendemain matin le père lui ordonna d'aller chercher des brindilles de bois dans la foret. Elle s'empressa de prendre un panier et parti dans les profondeurs de celle-ci. Lorsqu'elle trouva qu'elle fut asses loin elle se mit alors à ramasser des brindilles pour faire des fagots. Elle vit entre les arbres la montagne dominante et se demandait si vraiment il n'y avait rien.

Et alors qu'elle avançait tout en l'admirant, elle se prit le pied dans une racine d'arbre et tomba tête première dans les feuilles mortes. Celles-ci se bousculaient et s'éparpillèrent pour éviter le corps de l'enfant

 

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Une si belle amitié_____Par ARTHURINE

Ils marchaient depuis bien longtemps, avaient traversé bien des contrées, passé bien des montagnes, dormi au creux de vallées.

 

Aussi loin que remontaient leurs souvenirs, ils avaient toujours été amis. L'un de couleur fauve, sa crinière superbe était à l'origine de son nom de "BEL", l'autre tout de plumes vêtu et d'un pourpoint jaune et rouge, hardi sur ses ergots, son nom de "HIC" remontait à la nuit des temps. L'on sait cependant que lorsque HIC chantait, ceci se traduisait par "cocori HIC co et ainsi de suite d'où probablement, selon les anciens, son nom.

 

Quoiqu'il en soit, nos deux amis, le lion et le coq, fourbus par leur périple, décidèrent de s'arrêter pour la nuit.

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