21.05.2009
Ensemble, on est plus forts. _____Par Zébu
Il était une fois un lion et un coq qui habitaient un petit pays qui n’avait pas de nom et où il pleuvait beaucoup. Ce pays était bordé d’un côté par une petite plage avec une mer un peu grise et de l’autre côté, par de petites montagnes avec des sapins un peu verts. Les gens qui y habitaient étaient très gentils. Mais pas très heureux.
Parce qu’ils vivaient très serrés. Leur petit pays était en effet occupé par leurs voisins : M. et Mme Hollandais, toute leur famille et tous leurs amis. Les Hollandais n’avaient pas beaucoup de place chez eux, parce que la mer grise couvrait une bonne partie de leur pays. Alors, pour cultiver leurs champs, faire pousser leurs tulipes et élever leurs vaches, ils avaient décidé d’utiliser le petit pays d’à côté, qui après tout, n’était à personne.
Et depuis qu’ils étaient là, on ne pouvait plus s’amuser comme avant.
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17.05.2009
Le Fléau du Fade Foudre_____Par Arracheur de temps
On raconte qu’autrefois était un tout petit royaume. Alors que tous les pays voisins étaient bordés de grands océans et avaient en leur centre de grandes et hautes chaînes de montagnes, dans ce pays-là, tout était minuscule. Au Sud, les plus hauts sommets se gravissaient en quelques heures à peine tandis qu’au Nord n’étaient que quelques petits villages de pêcheurs de crevettes. Ces crevettes elles-mêmes étaient minuscules, les gens les appelaient curieusement les « garnalen ». Ces mini-crevettes étaient succulentes et sans comparaison possible avec les grosses crevettes fades, rosées et gorgées d’eau des pays voisins. Ce petit pays était peuplé de gens modestes, pacifiques et travailleurs. Partout dans le royaume, des mini-brasseries concoctaient de délicieuses bières de toutes les couleurs. Les pâtissiers rivalisaient de créativité et d’imagination pour créer des sucreries n’existant nulle part ailleurs : le pain à la grecque, le speculoos, les gosettes, les bolus, les boules de Berlin, les gaufres de Liège, la frangipane, le bodding, les délices pâtissiers étaient innombrables … Au centre du pays étaient cultivés d’étranges mini-légumes, les « spruitjes » qui étaient en fait des choux miniatures à peine plus gros que des radis.
17:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Sable noir : conte fantastique_____Par Aurora
Quelle heure est-il?
Je ne le sais pas exactement mais je vois une brume violette se lever lentement sur
la mer.
L'air est vif et le vent de fin d'hiver est coupant comme une lame.
La lune s'efface progressivement derrière les nuages.
Le sable crisse sous mes pas. Je croise de rares promeneurs matinaux tenant un
chien en laisse; çà et là, aux fenêtres des maisons qui bordent la digue, quelques
lumières trouent l'obscurité. Une aube froide sur la côte belge (puisque c'est ainsi
que l'on nommait jadis cette contrée) et l'on se sent un peu perdu.
A ma gauche, je perçois le grondement sourd du ressac et des souvenirs scolaires
m'assaillent tout à coup. "La mer toujours recommencée..." mais cette mer
n'est pas celle de Valéry, solaire, intense, éclatante en son camaïeu de bleus,
du turquoise à l'outremer. Midi le Juste n'a pas sa place ici.
Cette mer-ci mélange les gris et les verts, se borde volontiers de dentelle d'écume
et épouse un ciel où roulent parfois de lourds nuages. Son calme n'est que de
surface et elle sait à l'occasion se montrer sauvage lorsque ses vagues montent à
l'assaut des brise-lames couleur d'acier.
17:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.05.2009
Beardmore raconte l’histoire de la princesse Kristen_____ Par Iceberg
Quand les neiges éternelles se transforment en glace, sous le poids écrasant de leur beauté, l’air s’échappe dans les bleus cristallins, gai et pétillant comme des bulles de champagne. Les cimes respirent à pleins poumons ; les neiges pétrifiées pleurent de douleur et les sapins, habillés de blanc, grelottent sous leur manteau. Crac ! il se brise ! Crac ! il se fracasse ! Beardmore hurle, il hurle à pierre fendre. Ahhh ! Ahhh ! Ahhh ! L’écho de son cri déchire la vallée.
13:13 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note






